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 Andy Harrison(PDG D'EZY) de passage à Bale

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mathews
B777


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MessageSujet: Andy Harrison(PDG D'EZY) de passage à Bale   Dim 2 Mar - 12:16

Il est arrivé ce Vendredi pour une petit visite de la base de Bale et il en est plutot satisfait .
Voici son interview donnée au journal "les Dernieres nouvelles d'Alsace"


«L'environnement, challenge de demain»
Le patron de la compagnie low cost easyJet, Andy Harrison, analyse la situation des compagnies aériennes à bas coûts avec la hausse du pétrole et la concurrence avec le TGV.

- easyJet est présent à l'EuroAirport depuis bientôt trois ans, quel bilan tirez-vous de votre activité ici ?

- Nous nous sommes installés à Bâle-Mulhouse d'abord en raison de la richesse et du très haut niveau de vie du secteur. Mais notre coût principal, ce sont les taxes d'aéroport. Le faible niveau pratiqué ici est un avantage concurrentiel très important par rapport à d'autres sites. Très vite, nous avons grandi et une base a été installée.

120 Airbus commandés
pour cette année


Au départ de la plate-forme, l'équilibre est globalement respecté entre les passagers originaires des trois pays, Allemagne, France et Suisse. Les équipages également comportent de nombreux Français. Nous sommes d'ailleurs tellement bien implantés ici que notre compagnie a plus d'attaches locales que la compagnie Swiss, qui y a son siège.

- La base de l'EuroAirport est-elle donc appelée à se développer encore ?

- Nous avons actuellement 120 avions commandés pour cette année. Tous des avions français Airbus d'ailleurs. Il n'est pas exclu que certains viennent renforcer les quatre appareils en place à Bâle-Mulhouse. Ceux-ci sont au maximum de leur capacité. Tout développement supplémentaire passera par une augmentation de la structure propre. Et ce site reste très dynamique. Nous ouvrons de nouveaux vols vers Cagliari cet été, de nouvelles fréquences vers Istanbul et Berlin, nous avons intensifié la liaison avec Nice,...

- Voyez-vous des différences de mentalités entre les clients des trois pays ?

- Il y a bien plus de points communs que de différences entre eux. Aujourd'hui, nous vivons dans une société où le niveau de vie et les aspirations des ménages sont sensiblement les mêmes.

Notre marketing évolue

Tous les Européens veulent avoir des vols à petits prix et c'est ce que nous leur proposons à l'EuroAirport, en plus de constituer une source de revenus pour le secteur à travers l'activité que nous générons. De plus, les autorités des trois pays travaillent ensemble pour inciter les visiteurs extérieurs à ne pas se limiter à découvrir seulement Bâle et la Suisse quand ils viennent, mais à se rendre aussi en France et en Allemagne. Et pour identifier clairement notre activité à la région, notre marketing évolue : nous volons depuis Bâle-Mulhouse sur nos publicités en France, depuis Bâle-Fribourg sur nos publicités en Allemagne,...

- Vous avez évoqué les coûts aéroportuaires. Mais la charge qui augmente en ce moment pour les compagnies aériennes, c'est le kérosène...

- Avec la flambée du cours du pétrole, qui a gagné 50 % en quelques mois, c'est l'une des principales préoccupations. Mais nous sommes relativement protégés par l'âge des aéronefs. Avec 2,5 années de moyenne, les appareils easyJet consomment très peu. De nombreux concurrents auront du mal, car une bonne partie de leurs flottes, compagnies classiques comme autres low cost, devra être renouvelée.

- Au sujet d'appareils économes en énergie, vous avez lancé le concept ecoJet...

- C'est notre travail aussi d'investir dans de nouveaux appareils. ecoJet est le modèle des appareils de demain. C'est un monocouloir qui devrait remplacer les aéronefs à monocouloir actuels et consommer 50 % de carburant en moins. Nous avons proposé ce concept à la fois à Boeing et à Airbus, et nous espérons pouvoir disposer des premiers appareils entre 2015 et 2017. Et cet appareil n'est pas seulement avantageux pour nous en terme de consommation de kérosène, mais également pour l'environnement, avec une diminution proportionnelle des rejets de CO², et pour les riverains des aéroports, avec une importante diminution des nuisances sonores. Car l'environnement devient une des priorités des compagnies aériennes, c'est le challenge de demain.

30 % de CO²
en moins par passager


Actuellement, easyJet rejette 30 % de CO² par passager de moins qu'une compagnie aérienne classique, grâce notamment à notre taux de remplissage très élevé. C'est un avantage à la fois pour le client et pour l'environnement. Il faut arrêter de faire voler de vieux appareils qui consomment beaucoup de carburant, rejettent d'importantes quantités de CO² et font plus de bruit que les nouveaux modèles.

- Ouverture du TGV Est l'été dernier, arrivée prochaine du TGV Rhin-Rhône, projets vers l'Europe centrale,... Ne craignez-vous pas une concurrence du rail en Alsace ?

- Nous ne sommes absolument pas en concurrence avec le transport par train. Aussi souvent que le voyageur a des distances courtes ou moyennes à effectuer, le rail reste la solution idéale. Le TGV est à cet égard une très bonne chose et nous ne voulons pas lutter contre lui. Notre créneau, ce sont des liaisons compliquées par rail ou des distances moyennes à longues.

- Certains évoquent à ce sujet des projets vers le Moyen-Orient, Dubaï notamment...

- Ce n'est pas réaliste. Notre créneau, ce sont les vols à durée inférieure à 4 h. Au-delà, les coûts deviennent trop importants. Nous desservons le Maghreb, notamment avec des vols vers Tunis ou le Maroc. Mais les pays du Golfe Persique, ce n'est pas envisageable. Et puis le marché européen grandit encore très vite. Sur certaines plates-formes, comme Milan, Bâle ou les nouvelles bases à venir en France (Paris-Charles-de-Gaulle et Lyon), notre croissance va se poursuivre.

Nous ne sommes pas au
terme de notre croissance


Nous pouvons encore ouvrir de nouvelles lignes. Avec actuellement 380 destinations et plus de 100 aéroports desservis, nous ne sommes pas au terme de notre croissance. Je prends l'exemple de l'Angleterre, où nous disposons de 11 bases. Et cette densité du réseau ne nous empêche pas de nous développer encore. C'est dans ce sens qu'il faut comprendre les ouvertures de bases à Paris et Lyon.

- Quel type de clientèle entre le touriste et l'homme d'affaires visez-vous à travers ces nouvelles bases, mais aussi pour l'ensemble de votre réseau ?

- Nous voulons toucher ces deux types de clientèles. L'exemple de la liaison Londres-Tunis est emblématique : nous transportons aussi bien des touristes anglais qui vont en vacances en Tunisie que des entrepreneurs tunisiens qui se rendent à Londres pour affaires. Et réciproquement. Nous ouvrons nos lignes en fonction des possibilités des aéroports et de leurs disponibilités, mais également d'après la demande de la clientèle. La ligne Bâle-Nice, avec l'aller-retour possible dans la journée, remporte d'ailleurs un franc succès.

Propos recueillis par Matthieu Hoffstetter
Édition du Sam 1 mars 2008
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Nombre de messages : 731
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Date d'inscription : 18/09/2004

MessageSujet: EZY   Lun 3 Mar - 0:44

Merci mathews d'avoir reproduit cet article des DNA Wink Je pense qu'on peut être raisonablement optimiste à court terme(été 2009) salut
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Andy Harrison(PDG D'EZY) de passage à Bale
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